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01/03/2010

Batibanque

Voici que la Grand Messe a lieu, mais la Messe n'est pas dite !

 

Faisant une petite enquête concernant les taux pratiqués par les banques "belges", je me dis que le monde ne tourne plus vraiment rond sur le dos de la tortue.

En effet, lorsque je vois ce que me rapporte un carnet d'épargne, et ce que coûte un prêt bancaire, je considère qu'un problème se pose.

Le gouvernement, c'est-à-dire vous et moi, a renfloué les banques, à coup de milliards d'€. Le gouvernement connaît l'adage "Quand le bâtiment va, tout va". Pourquoi n'intervient-il pas afin de diminuer les taux et pratiques de ces banques exsangues il n'y a pas si longtemps.

N'est ce pas le moment de relancer l'économie ? N'est-il pas plus intéressant d'aider des personnes qui tentent de se "construire" une retraite, en faisant tourner l'économie ?

Vous me taxerez d'interventionnisme, et pour ce cas ci, je ne vous donne pas tort. Je ne trouverais que normal qu'après avoir été aidées par la population belge, les banques, qui se sont bien remises, pourraient , non faire un effort, mais contribuer à une reprise....

 

Mais, mais, le gouvernement a-t-il encore la force de l'exiger ?

08/10/2009

Les banques et les bourses flambent : à l'aide ?

Que se passe-t-il au Royaume où l'Argent est Roi, où la Bourse est Reine ?

Un petit rappel : en 1931, la bourse a continué à chuter (avec des hauts et bas très forts) jusqu’en 1937...

Pourquoi ? Parce qu’avec une crise financière, il faut au moins 3 ans pour que surgissent toutes les « saloperies », excusez l'expression, cachées en portefeuille et qui ont provoqué la crise.

En effet, les sociétés financières ne doivent acter leurs moins-values au bilan que dans les 36 mois (sauf pour les Cies financières internationales). De ce fait, la plupart des entreprises nationales ou locales ne l’ont pas encore fait. Elles espèrent des jours meilleurs dans les 36 mois pour afficher éventuellement moins de pertes dans les moins-values de leurs portefeuilles.

Tant que le secteur financier n’est pas guéri, le secteur économique général ne connaîtra pas de relance. Je vous donne rendez-vous dans six mois, et nous verrons où nous en sommes !


23/02/2009

Tobin or not tobin ?

La crise économique nous effleure chaque jour, nous y sommes tous confrontés : de la difficulté à (sur)vivre jusqu'à la lecture des journaux.

Nombreuses sont les voix qui s'élèvent, afin de demander l'application de la Loi Tobin. Est-ce une bonne idée, ou non ?

Je ne suis pas grand économiste, mais la question m'interpelle. Et je vais vous faire part de mon raisonnement :

- l'application d'une taxe financière plus importante lors de transactions financières est, ou peu, être considérée comme une avancée : en effet, en ces temps de crises boursières et financières, il est des spéculateurs, qu'il faudrait freiner dans leurs ardeurs, et l'application d'une taxe importante pourrait les dissuader de gagner de l'argent en spéculant à court terme. Car là est le problème, c'est le court terme qu'il faut tâcher de bannir.

-pourquoi ? lorsque l'actionnaire fait confiance à l'Entreprise, c'est, ou du moins, ce devrait être pour le plan à long terme de l'Entreprise, l'actionnaire est aux côtés de l'Entreprise, la soutient si nécessaire, la suit, est rémunéré par les dividendes, et, enfin, il peut estimer à un moment donné devoir se défaire de ces actions. Telle est la situation idéale.

Que se passe-t-il ?

L'Entreprise doit, chaque trimestre, déposer ses chiffres. Je pense qu'il faudrait cesser ce système, et en revenir à un bilan annuel.

Et l'actionnaire doit retrouver sa place dans ce système, et donc investir à long terme, dans une entreprise ayant un projet sur plusieurs années.

Alors Tobin or not tobin ?

Il faudrait imposer une taxe, sur la transaction de vente uniquement, taxe qui diminuerait en fonction de la durée de la présence de l'action dans le portefeuille de l'investisseur. Pour ce qui concerne le particulier, la dématérialisation des titres favorise le système. Cela freinerait la spéculation sur les titres, et récompenserait l'actionnaire attaché à l'Entreprise dont il est copropriétaire !

Pour ce qui concerne les investisseurs institutionnels, il doit y avoir moyen d'instaurer une taxe similaire, et rendrait, de ce fait, les salles un peu plus calmes, plus modérées, où l'avenir industriel redeviendrait l'acteur principal de l'investissement.

Tobin or not tobin ?