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03/12/2008

Sans B-H-V, Sans les trois bourgmestres, sinon, sinon quoi ?

"Une relance du dialogue n'est possible que si elle se déroule d'une façon crédible. Cela veut dire que Bruxelles-Hal-Vilvorde et la nomination des trois bourgmestres ne peuvent pas faire partie de l'agenda. De plus, il faut qu'il y ait rapidement des accords partiels. Sinon, c'est la fin du dialogue, a encore dit M. Peeters. On devrait rapidement savoir ce qu'il en est. "Cela ne durera plus longtemps. Ce n'est pas une question de mois mais une question de semaines", a-t-il ajouté."

 

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25/11/2008

AB InBev, et plouf!

La perte de cotation de l'action AB InBev avoisinne les 60% en cinq jours. Douche de Bud bien froide (+/- 4°).

Douche de Jupiler bien froide pour les Familles (avec un grand F), qui voient passer leur "influence" de près de 60% à un peu plus de 50%. Hier, après la fermeture du marché, le cours de clôture étant de 16,50€,  des actions sans droits se vendent 10€. Douche de Stella bien froide, AB InBev ne fait aucune concession à ses actionnaires...Carlos Brito, qui le mois passé excluait, déjà en pleine tempête boursière, toute recapitalisation. Un mois plus tard, tournée générale : 60% de moins en portefeuille.

La Blanche, pourtant, ayant retrouvé Hoegaarden et son goût, n'y est pour rien, tout comme la Leffe (bière non brassée au sein d'une Abbaye). Vandenstock n'y est pour rien également.

C'est presque une Mort Subite, capacité de respiration : - 60%.

Que faire ? Interbrew, Inbev, étaient, comme d'autres, des actions bon père de famille, mais cette fois, ils en ont chacun éclusé plus d'un bac ! C'est la salle de réanimation, le glucose étant remplacé la Brahma.

Le brahmane étant déjà passé, que doit faire le bon et sage petit actionnaire :

- demander que les bouteilles de Spa soient remplacées par un verre de Stella Artois lors de réunions et conférences de presse nationales;

- demander aux régions et communautés de faire de même, avec des bières régionales brassées avec savoir-faire par Inbev;

-demander à Obama de servir de la Bud à tous ses réunions et dîners, commentés sur CNN .

Que peut-il faire de plus, le petit actionnaire ? Attendre, siroter une bière brassée avec calme, estampillée "MONASTIC", il n'y en a pas beaucoup, la sagesse s'impose, tant dans la production que dans la dégustation.

Et si le secret était là ? Où ? A Achel, Chimay, Orval, Rochefort, Westmalle, Westvleteren, Tilburg

Le secret : silence, humilité, abnégation, service, altruisme ...

 

18/11/2008

les "petits" actionnaires déboutés

Est-ce la fin d'un film ? Drôle de fin ...

S'il était triste, les mouchoirs auraient servis pendant et après la représentation.
S'il était comique, les mouchoirs auraient peut-être servis lors d'une bonne rigolade.

Mais le film que nous venons de voir n'était ni triste, ni comique : il était tout simplement affligeant.

L'on ne parlait que de cela, ou, mieux, on ne voulait pas l'évoquer, jouant à l'autruche...Des patrimoines se sont construits, composés, ou non, d'actions Fortis. Réputées "bon père de famille", il me semble que beaucoup de portefeuilles en soient dotés. Et voilà que le ciel s'assombrit, que Madame le Juge rend sa décision publique : "désolée (du moins je l'espère), mais les petits épargnants n'obtiendront pas gain de cause". Plouf ! Un trou se construit dans le portefeuille, dans la poche. Dangereux nous disait-on, enfants, un trou dans tes poches, et tes petits sous vont tomber, tu vas les perdre.

Le trou étant confirmé aujourd'hui, il faut le colmater au mieux. Comment ?

Faut-il se (re)positionner en bourse ? Faut-il se tourner vers des bons de caisse, ou des bons d'Etat ? Quel Etat ? Ou faut-il déposer son cash au coffre, et attendre ?

Pauvres de nous, ils nous ont bien eus, ou je me trompe ?

De plus, nos "pires" ennemis ;-)  , les batâves voient revenir leur bien, à prix bradé, et en cadeau ABN Amro (très bien joué Mr Bos)

"C'est en 1822 que Guillaume Ier d'Orange fonda la "Société générale des Pays-Bas pour favoriser l'Industrie nationale" dans le but de répondre aux besoins de capitaux rencontrés par l'industrie mécanique en pleine expansion. La mission première de la Société Générale que le public avait pour habitude d'appeler "la Banque" était donc de contribuer au progrès au développement et à la prospérité de nombreux secteurs de notre économie naissante dont l'agriculture les "fabriques" et le commerce. Preuve de son importance la Société Générale avait le droit d'émettre des billets de banque et jouait le rôle de caissier de l'Etat. En 1830 la Société Générale à l'instar de la Belgique déclara son indépendance malgré le poids de son actionnaire principal le roi Guillaume. La Société Générale devint le banquier du nouvel Etat. Durant toute la période allant de 1830 à 1914 elle participa activement au développement de l'infrastructure routière et ferroviaire du jeune pays tout en assurant les ressources financières nécessaires au démarrage de son activité industrielle. En 1850 la Banque nationale fut créée et prit le relais de la Générale en tant qu'institut d'émission et caissier de l'Etat. La Générale put dès lors se consacrer entièrement au crédit commercial et à son rôle de société de développement. La Société Générale suivit également Léopold II le souverain dans ses projets outre-mer. Suite à la Première Guerre mondiale et à la "Grande Crise" de 1929 un arrêté royal exigea en 1934 que soient scindées les activités bancaires et les activités de capital à risque. C'est ainsi que naquirent la Générale de Banque d'une part et la Société Générale de Belgique d'autre part cette dernière restant l'actionnaire principal de la banque. La Société Générale est restée active dans de nombreux secteurs clés de l'industrie et des services. Actuellement la Générale joue son rôle d'actionnaire "professionnel" c'est-à-dire majoritaire ou de référence au sein de huit sociétés dans l'industrie et les services. Présenter une synthèse de l'histoire de la Société Générale c'est aussi tenter celle de l'espace économique social et politique belge depuis 175 ans. A travers une Révolution deux guerres mondiales la guerre froide et une demi-douzaine de crises économiques majeures la société de la rue Royale a à la fois "subi" et "écrit" l'histoire nationale. Parmi les innombrables acteurs de cette aventure plusieurs ont marqué de leur personnalité exceptionnelle l'histoire du pays. L'ouvrage donne un panorama des réalisations de la Société Générale au fil des deux siècles écoulés: interventions dans les trois révolutions industrielles développement des voies de communication et des ressources énergétiques concentration et cartellisation de la production recherche de matières premières et de débouchés colonisation du Congo intégration à l'Europe ... L'histoire de la Générale relève du microéconomique mais elle est remise dans le contexte plus large des théories économiques et sociales agitées depuis 175 ans." Moreau - Brion.

Outre-Qiévrain, ce n'est pas mieux, Madame Lagarde nous a maintenu le couteau sur la gorge, en cette saison de chasse, on en revient aux pratiques ancestrales, flèches et couteaux, le Roi Soleil tirant les ficelles !

Et la meilleure fin du premier film doit encore venir : les ventes se font, et c'est la Belgique qui gardera le gros des casseroles.

Et une fois n'a pas suffi : dans l'affaire Dexia, pourrie par FSA, on repend les mêmes en France, et on nous ressert le même plat : prise en mains, quoiqu'on on dise, des affaires en France, et le charme de Madame Lagarde opère à nouveau. Et plus insidieusement, elle met une condition à l'aide de la France : téléphone en pleine nuit à Monsieur Miller "aides françaises riment avec abandon du parachute doré". Je trouve cela scandaleux, quoiqu'on puisse en penser.

Alors, fin du film, ou aurons-nous droit à une suite ? pour ma part, je pense que ceci est le mot de la                                                                                                        FIN