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23/02/2009

Tobin or not tobin ?

La crise économique nous effleure chaque jour, nous y sommes tous confrontés : de la difficulté à (sur)vivre jusqu'à la lecture des journaux.

Nombreuses sont les voix qui s'élèvent, afin de demander l'application de la Loi Tobin. Est-ce une bonne idée, ou non ?

Je ne suis pas grand économiste, mais la question m'interpelle. Et je vais vous faire part de mon raisonnement :

- l'application d'une taxe financière plus importante lors de transactions financières est, ou peu, être considérée comme une avancée : en effet, en ces temps de crises boursières et financières, il est des spéculateurs, qu'il faudrait freiner dans leurs ardeurs, et l'application d'une taxe importante pourrait les dissuader de gagner de l'argent en spéculant à court terme. Car là est le problème, c'est le court terme qu'il faut tâcher de bannir.

-pourquoi ? lorsque l'actionnaire fait confiance à l'Entreprise, c'est, ou du moins, ce devrait être pour le plan à long terme de l'Entreprise, l'actionnaire est aux côtés de l'Entreprise, la soutient si nécessaire, la suit, est rémunéré par les dividendes, et, enfin, il peut estimer à un moment donné devoir se défaire de ces actions. Telle est la situation idéale.

Que se passe-t-il ?

L'Entreprise doit, chaque trimestre, déposer ses chiffres. Je pense qu'il faudrait cesser ce système, et en revenir à un bilan annuel.

Et l'actionnaire doit retrouver sa place dans ce système, et donc investir à long terme, dans une entreprise ayant un projet sur plusieurs années.

Alors Tobin or not tobin ?

Il faudrait imposer une taxe, sur la transaction de vente uniquement, taxe qui diminuerait en fonction de la durée de la présence de l'action dans le portefeuille de l'investisseur. Pour ce qui concerne le particulier, la dématérialisation des titres favorise le système. Cela freinerait la spéculation sur les titres, et récompenserait l'actionnaire attaché à l'Entreprise dont il est copropriétaire !

Pour ce qui concerne les investisseurs institutionnels, il doit y avoir moyen d'instaurer une taxe similaire, et rendrait, de ce fait, les salles un peu plus calmes, plus modérées, où l'avenir industriel redeviendrait l'acteur principal de l'investissement.

Tobin or not tobin ?

 

 

31/12/2008

Confiance, douze fois confiance

Monsieur le Premier Ministre, Herman Van Rompuy, nous a donc lu sa déclaration gouvernementale ce matin.

Comme on dit de ce côté de la frontière linguistique : kort en bondig.

Douze fois il a répété le mot confiance. Douze fois...

1) Voyez-vous où nous en sommes arrivés dans ce pays : trois "super canons" du CD&V quittent le gouvernement, certains les larmes aux yeux, une autre en faisant fracas, les portes du Parti doivent encore résonner. Voilà que cette étoile du CD&V, passée du rôle de syndicaliste SABENA au poste de ministre, nous la fait forte : elle quitte ce gouvernement dit-on en Flandre. Il me semblait que le gouvernement était démissionnaire dans sa totalité ! Il faut se remettre en mémoire que non seulement Jo Vandeurzen et Yves Leterme l'ont portée sur les fonts baptismaux, mais également, et surtout le Sieur De Clerck, devenu nouveau ministre de la Justice. Ce départ fait du bruit, malgré le minois de petite souris de la ministre, ou plutôt l'ex-ministre. Elle exigeait plus d'intégrité de la part de deux autres ministres, sans être entendue...

De nouveaux ministres font leur apparition : les plus importants, et également les figures les moins connues de l'"équipe" sont 

M. S. VANACKERE (CD&V) : Vice-Premier Ministre et Ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles; 

M. G. DE PADT (Open VLD): Ministre de l'Intérieur.

Alors là, ils ont fait fort, Monsieur Vanackere était déjà ministre à la région flamande, néanmoins, le CD&V en a fait un vice-premier ministre !Faut-il que le vivier soit vide, pour en arriver à nommer cette personne à ce poste.

Quant à Monsieur De Padt, il a fallu en éplucher des pages avant de le trouver, en petits caractères, voici sa carrière : "volksvertegenwoordiger, Schepen en OCMW-Voorzitter. Hij zetelt in de Open Vld fractie van Geraardsbergen en de Open Vld fractie van de Kamer." Il se dit persuadé de convenir à la fonction, mais je lui trouve peu de coffre !

Notre royaume en serait-il réduit à présenter au Roi d'illustres inconnus ?

2) Remarquons que ces deux ministres nous arrivent du Nord du pays, cela signifie que les deux partis, cd&v et open-vld, ont très peu de réserves. Ou cela pourrait signifier que ces deux partis se portent mal, et en particulier le cd&v, qui, me semble-t-il, ressemble de plus en plus au cvp.

Douze fois, douze fois Herman Van Rompuy a martelé le mot "confiance". Douze, ce chiffre, dans l'esprit d'un chrétien, est associé aux douze apôtres de Jésus. Parmi ces douze, il y avait  Judas l'Iscariote .

Qui donc endossera son rôle dans l'équipe actuelle ? Il est peut-être un peu tôt pour le savoir, mais il pourrait s'agir d'un treizième larron, qui vient de donner sa démission, mais qui espère être blanchi dans l'affaire Fortis ...

 

 

09/12/2008

Fortis réclame plus d'argent à BNP Paribas

Voilà qu'un conseil d'administration recalé se réveille.

Que se passe-t-il ?

Qui décide ? Pourquoi maintenant ? N'avait-il pas compris avant ?

Je suis actionnaire et client, pour ce qui est du deuxième point, n'en parlons plus, éclusé. Il me reste les actions ....

Je suis encore persuadé que les politiciens, et en particulier Monsieur Reynders, ne sont pas banquiers. Et ont mal géré le problème. Le Hollandais volant et Madame de Maintenon les ont roulé dans la farine.

Je ne veux pas jeter d'huile sur le feu, mais, ayant le même âge que Monsieur Reynders, j'ai bien suivi sa carrière...A la SNCB, je ne me souviens de rien d'extraordinaire, par la suite, je ne me souviens de rien de positif, prenons son ministère actuel, je ne pense pas que cela "roule"...Le sarcasme, et le sourire ironique, un jour, lui retomberont sur la tête.

Dommage, pauvre gouvernement.